Strange Paths
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Message Gilgamesh Moderator le 22 Février 2007 17:51

Un petit thread s'impose sur l'Arche.

Je propose d'aborder ici tout ce qui concerne les aspects physiques des trajets interstellaire, pas forcément ceux concernant l'arche exclusivement, qu'il s'agisse de la propulsion ou de la structure.

Je propose ici le thème de la production d'énergie lumineuse pour l'intérieur de l'Arche.

Dans un premier temps je pensait produire l'énergie sur la corole en de multiple point (disons 5 par pétale, ce qui aurait fait un beau titre de bouquin "Les soixante soleils de l'Arche" :D ), avec réflexion de la lumière vers le moyeu, pi ,suite un système un rien complexe pour diffuser la lumière à l'intérieur. La puissance lumineuse moyenne dans l'Arche est environ 120 GW (ça doit représenter la moitié du parc de central nucléaire dans le monde 8) )

Je ne suis pas réussi à aller complètement au bout du raisonnement et du calcul pour une production plasma. Mais les éléments sont les suivants : on veut un spectre de type solaire, soit un plasma à 5800 K. Donc a priori une contention magnétique. Ce qui signifie des densités faibles. Les embryons de calculs semblent indiquer que la luminosité est alors assez faible.

Du coup je me suis dit que le plus simple était d'utiliser l'énergie électrique pour produire en masse de la lumière sur semi-conducteur (type LED) sur la partie interne du Moyeu.

Voila, j'aimerais essayer de valider ce choix avec vous.

a+



Message xantox Site Admin le 22 Février 2007 18:27

Un soleil LED pourrait être intéressant (ex avec des nanocristaux de silicium), mais il faudrait probablement les remplacer tous les 5-10 ans. Sinon, tu n'envisage pas que le rayonnement provienne d'un "soleil" unique? Aussi pour la nuit "biologique", imagines-tu éteindre la lumière dans toute l'arche? (les archonautes pourront vraiment dormir "à la belle étoile" dans ce cas..)

PS/ Par ailleurs, regarde cette nouvelle :
http://www.spitzer.caltech.edu/Media/re ... ease.shtml



Message Gilgamesh Moderator le 22 Février 2007 23:14

xantox a écrit:
Un soleil LED pourrait être intéressant (ex avec des nanocristaux de silicium), mais il faudrait probablement les remplacer tous les 5-10 ans. Sinon, tu n'envisage pas que le rayonnement provienne d'un soleil unique? Aussi pour la nuit "biologique", imagines-tu éteindre la lumière dans toute l'arche? (les archonautes pourront vraiment dormir "à la belle étoile" dans ce cas..)


Effectivement dans cette hypothèse il faut envisager un remplacement régulier des éléments défectueux (avec recyclage des composants). En soi ça ne va pas contre cette solution. Toute production d'énergie nécessite un artefact complexe. Au moins ici ce sont des composants basse énergie et facile d'accès, y'a pas besoin de se vêtir d'une combinaison de cosmonaute pour y accéder. Technologiquement, c'est basique. Il suffit de dériver une partie de l'énergie électrique produite pour la propulsion et l'acheminer le long de la poutre par de simples cables électriques.

Un petit calcul facile : les dimensions caractéristiques du système électrique pour éclairer l'Arche.

On veut convoyer une puissance moyenne de P = 125 GW. En fait ça se traduit par convoyer une puissance crête deux fois plus élevée P0 = 250 GW (puissance de jour). Comme conducteur, l'aluminium s'impose (bon conducteur, léger, abondant). Ses médiocres qualités mécaniques importent peu, vu qu'on travaille en apesanteur, sans tension, ni torsion.

Resistivité de l'alu : rho = 2,8e-8 Ohm.m

On convoie le courant sur environ L=10 km. Je pensais naïvement travailler à basse tension mais c'est exclu.

La résistance des cables est R = rho.L/S avec S la section des cables. Les pertes sont Pp=RI²=rho.L/S(P0/U)² avec U la tension en Volt.

A titre illustratif, pour une section des cable de 10 m², une tension U de 400 000 V, l'ampérage est de 0,625 MA (méga Ampère) et les perte par effet Ohm de 10 MW, soit Pp/P0 = 0,01% de la puissance crête convoyée, ce qui est acceptable. Le cable rayonne environ 30W/m², (soit une température de rayonnement de -125°C, ça va). A 10 000 V, les pertes seraient de 14% et la temérature de surface des cables de 660°C, à 6000 V ils fondraient et à 220 V, juste pour rire, les pertes seraient de 28925,62% :D. On peut bien sûr augmenter a masse des conducteurs, mais le but étant de voyager léger l'augmentation de la tension est a priori préférable. Le diamètre équivallent de la cablerie d'alu assimilable à celui d'un unique cylindre de 10 km de longueur, est de 3,6 m ; la masse de l'ensemble représente 0,27 Mt (méga tonnes). Vu qu'on travaille en THT et qu'il faut transformer le courant, il s'agit de courant alternatif.

A voir : masse des transformateurs. De façon général, il y a un calcul d'optimisation à faire masse système/puissance dissipée.

-

Un soleil unique, c'est à dire concretement un disque de même dimension angulaire que le Soleil dans le ciel terrestre faisait evidemment partie des contraintes initiales. Mais vu ce que cela impose je pense que ça devient du snobisme.

Le diamètre angulaire du Soleil dans le ciel est de D/R = 1,4/150 = 0,009 rad. Si on place le Soleil au Moyeu il est vu d'une distance de 5 km environ. Soit un diamètre de 47 m, et une surface de 1700 m². Si ce disque émet à la température de rayonnement solaire 5800 K, il n'émet que 110 GW (il en faut disons 3 pour éclairer toute l'Arche et c'est bien normal vu sa géométrie). Le problème qui se pose c'est la puissance spécifique, près de 65 MW/m² ! (celle de la surface solaire, par construction).

Avec une solution "Soleil LED", en anneau solaire, la surface d'émission est beaucoup plus étendue et la puissance spécifique 2000 fois moins élevée.

http://img380.imageshack.us/img380/1075 ... irewi4.png

Anneau solaire :
Rayon : 500 m
Longueur : 1200 m
Puissance émissive : 3,3 W/cm²

Et on éteint tout chaque nuit :), qui est la même pour toute l'Arche. J'avais imaginé au départ la possibilité de réaliser un cycle par quart d'Arche (pas par demi-arche parce que chacune rayonne sur son vis à vis) mais à la réflexion ça n'apporte rien que des complications et aucun avantage, si ce n'est de moyenner la puissance émise.

a+



Message xantox Site Admin le 22 Février 2007 23:55

Dommage qu'on ne puisse pas avoir un coucher de soleil sur l'océan.. il serait au moins possible d'"éteindre" progressivement et en baissant la température de couleur.

Sinon tu devrais trouver quelqu'un qui manie la 3D, pour fabriquer un petit modèle. Il serait intéressant de dessiner une image du ciel de l'arche du point de vue d'un archonaute.
Dernière édition par xantox le 23 Février 2007 01:43, édité 1 fois au total.



Message Gilgamesh Moderator le 23 Février 2007 01:03

xantox a écrit:
Dommage qu'on ne puisse pas avoir un coucher de soleil sur l'océan.. il serait au moins possible d'"éteindre" progressivement et en baissant la température de couleur.

Sinon tu devrais trouver quelqu'un qui manie la 3D, pour fabriquer un petit modèle. Il serait intéressant de dessiner une image du ciel de l'arche du point de vue d'un archonaute.


Pour varier le mélange spectral de la lumière, il y a sans aucun doute moyen de moyenner :). En mélangeant des LED de spectre d'émissions différents on peut faire ce qu'on veut, a priori. Si je porte mon choix sur les LED, c'est sans aucun doute parce que ce domaine porte en lui une très grande amplitude de progrès futurs, sur un mode de perfectionnement des technologie qui nous est familier.

Sinon, oui bien sur je rêve d'une arche en 3D que l'on pourrait survoler et animer en ses différentes phases propulsives, un truc en Flash a priori, ou en QT VR (pour un 360° des vues au sol, moins exigeant). Le goulot d'étranglement en l'état n'est pas tant technique qu'artistique. Si on me propose des images brutes de la surface de l'arche, selon mes préconisations, je pense être capable de me démener pour en faire quelque chose. Mais il faut que ça soit beau et complet, et ça demande alors des compétences qui sont à l'oeuvre dans les jeux ou le cinéma. Comptétence rares. Mais clairement, c'est dans un coin de ma réflexion.

a+



Message xantox Site Admin le 23 Février 2007 19:09

Gilgamesh a écrit:
On veut convoyer une puissance moyenne de P = 125 GW. En fait ça se traduit par convoyer une puissance crête deux fois plus élevée P0 = 250 GW (puissance de jour).

As-tu déterminé la répartition par type de consommation?



Message Ache Moderator le 24 Février 2007 21:44

Des petites vues de chambre :

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Message xantox Site Admin le 24 Février 2007 22:49

Excellent.. je suspectais bien que Ache s'y connaissait en 3D! Gilgamesh, je te prévois un autre week-end endiablé en virtualisation d'A(r)che...



Message Gilgamesh Moderator le 25 Février 2007 01:26

Ache ! C'est gé-nial.

Attention, j'ai pas dis parfait :D :wink:
Mais franchement, ça me fait super super plaisir.

Si ça te dis de poursuivre, voici mes suggestions d'amélioration.

COROLLES :

1/ il faut déjà améliorer le positionnement des cables. Dans le schéma Illustrator, tu peux voir que l'attache des cables se fait entre les corolles. Il faut en effet se figurer une zone interdite du fait du plasma éjecté par les moteurs, qui est hyper agressif. C'est fondamentalement pour ça qu'on a fractionné le disque propulsif en "pétales", afin de protéger la cablerie du souffle plasmique.

1bis/ Les corolles sont solidement reliées entre elles, par des cables toujours, pour stabiliser l'ensemble.

2/ il faut que les cables s'attachent sur une multitude de point en allant du centre vers la périphérie. Sinon c'est instable : la poussée soumet la corolle à un couple et avec un seul point d'attache ça bascule autour de ce point.

3/ Toute l'arche est formée de segments mutiples de 12, c'est un chiffre bien pratique (avec un maxumum de diviseur). Il y a donc 12 "pétales" par corolle

4/ en position d'accélération, la corolle avant est repliée vers l'arrière, avec des pétales jointifs, en bouclier

5/ a priori, la surface moteur occupe toute la surface

CORPS CENTRAL :

1/ les flancs sont creux et retombent vers le moyeu. Ca forme une pseudo alysséide, c'est à dire la surface de révolution engendrée par la rotation de la chaînette autour de son axe de symétrie :

http://www.mathcurve.com/surfaces/alyss ... seid.shtml

Bien sûr dans un premier temps, on peu approximer :). Sur Illustrator j'ai travaillé avec l'image d'un tracé cosh(x) et j'ai plaqué une courbe de Bezier dessus. Si tu a besoin d'un coup de main pour cela, je suis évidemment tout disposer à trouver les éléments pour ce faire.


2/ Un aspect esthétiquement douteux, je sais, mais le corps central est très sombre, vu qu'on cherche à maximiser le rayonnement (et que les corps noirs ont un rayonnement maximal). On peut texturer les flancs pour représenter un rainurage (augmentant encore l'émissivité), comme un pneu, les rainures parallèles au périmètre afin de ne pas entraver la circulation des liquides dans les sinus, avec dans le creux des rainures, de brillantes passerelles d'aluminium, enfin c'est l'idée.

En tout cas, chapeau, déja.


a+



Message Ache Moderator le 25 Février 2007 01:47

xantox a écrit:
Excellent.. je suspectais bien que Ache s'y connaissait en 3D! [..] un autre week-end endiablé en virtualisation d'A(r)che...

Le clin d'œil était très bien senti! Il est possible de rendre de folles choses en 3D, mais la synthèse d'image est déraisonnablement souffleuse de temps. Or il faut en préserver et s'appliquer pour continuer son travail, poursuivre notre spéléologie sur les autres fils, ...


Gilgamesh a écrit:
j'ai pas dis parfait [..] voici mes suggestions d'amélioration.


Non évidemment ce n'est pas parfait. La nuit dernière j'avais d'abord commencé par interroger sur l'architecture (cf. juste après), puis je suis passé à travers pour des raisons d'urgence de l'instant.


Je me suis notamment demandé : comment s'articulent les pétales de la corolle, le cylindre évasé, et la poutre centrale. Comment se tiennent les haubans depuis les pétales jusqu'à la poutre. Par rapport au bord du cylindre, où se trouve les pétales de poussée (ont-elles chacune une arête exactement au-dessus du bord du cylindre? et comment tiennent-elles?). La poutre de poussée haubannée aux pétales est-elle solidaire du cylindre-arche ou est-elle elle-même une poutre qui rentre dans le petit cylindre intérieur (le moyeux?).

__
- http://img523.imageshack.us/my.php?image=moyeu1wz.png

Est-ce que le mât -représenté par des lignes- est un cône plein ou une autre cage d'écureuil en cône.

__
- http://xs512.xs.to/xs512/07071/Bloc-diagramme.gif

Ce qu'on voit à gauche est encore le mât-poutre? Est-il plein?
Quelle est la texture externe du cylindre principal ; et celle de la face évasée.

__
- http://img211.imageshack.us/img211/4039 ... 7fe0xz.png
- http://img216.imageshack.us/img216/6004 ... uit7ol.gif

'On tire sur les câbles pour déployer la corolle avant'. Où sont fixés les câbles, leur liaison avec la poutre-le mât, etc.
Y a-t-il vraiment sur chaque pétales quatre rangées horizontales attachant les haubans, lesquels tirent sur le bout de la poutre-mât.

__
- http://img117.imageshack.us/img117/7858 ... yeu1lq.gif

Le cylindre principal est en rotation : est-ce que le roulement se fait au niveau de ces anneaux d'amarrage autour du mât.

__
- http://img223.imageshack.us/my.php?imag ... ace4bh.gif
- http://img343.imageshack.us/my.php?imag ... ce27rw.gif

Qu'est-ce que les traits qui joignent les pétales (fig2). Les pétales ont-elles une charnière sur l'anneau intérieur. Quid du disque interne et de son rapport-liaison avec le cylindre principal.

•••

Je note tes dernières suggestions, mais je ne peux rien promettre, pour des raisons de calendrier.
Dernière édition par Ache le 03 Avril 2007 12:27, édité 5 fois au total.



Message Gilgamesh Moderator le 25 Février 2007 01:47

xantox a écrit:
Gilgamesh a écrit:
On veut convoyer une puissance moyenne de P = 125 GW. En fait ça se traduit par convoyer une puissance crête deux fois plus élevée P0 = 250 GW (puissance de jour).

As-tu déterminé la répartition par type de consommation?


Nan, pas encore. A priori, la solution élégante serait de n'éclairer la lumière des torons que durant la nuit, de manière à ne pas surcharger le réseau électrique. Le cycle jour/nuit serait donc inverse pour la Paroi et ceux qu'elle abrite.

Au plan quantitatif, je pense me baser sur les besoins énergétiques de croissance des écosystème forestier, en calculant un taux de remplacement du bois des parois. J'ai un pote à intéroger à ce sujet, d'ailleurs (Laurent, dans les commentaires). A noter bien sûr qu'il s'agit d'une métabolisme d'entretien, pas de croissance nette.

La morphologie de croissance des torons est en soi un sacré défis. Je recopie ici l'état de la réflexion à ce sujet :


A la base, vu qu'il s'agit d'une structure gigatonnique, on se figure que le mode de construction doit être innovant. Je ne vois tout simplement pas comment faire avec de la tôle rivetée. L'idée est donc depuis le départ de faire croitre une fibre vivante, de type végétal, dans l'espace. L'idée est ainsi d'atteindre des dimensions très grandes à partir de la mise en place d'artéfacts anthropiques modestes. Qui restent gigantesques tout de même. Mais de taille modeste comparés à la taille du mammouth. On remplace la construction au chalumeau, les dizaines de kilomètres carrés de tôles à laminer, les centaines de millions de rivets à usiner, par l'apport de matériaux bruts, extraits des petits corps et peu ou pas transformés. A partir des ces éléments bruts, on précipite dans le gradient d'entropie du système solaire la structure qui doit permettre de s'en extraire. Pour cela, on a besoin d'une colonie de corps vivants à même d'utiliser ce gradient pour édifier une structure, soient des fibres photosynthétiques.

La fibre, monomère de l'Arche, est génétiquement conçue pour obéir à quelques tropismes simples. On souhaite qu'ils diffèrent le moins possibles de ceux des fibres végétales terrestres existantes afin d'en faciliter la conception.


Croissance :

- elle pousse vers la lumière,

- elle pousse dans la direction de la tension qui s'exerce sur elle et croit concentriquement pour y résister, par augmentation de son diamètre,

- au contact - qu'il soit radial ou frontal - avec une autre fibre, elle s'enroule dessus en hélice, à pas constant (comme un liseron autour de son tuteur). Ceci permet la formation d'une corde qui s'épisse naturellement.


Développement :

- elle stoppe sa croissance longitudinale au delà d'une contrainte limite (très important !) et cette rétroaction négative a lieu loin du seuil de rupture,

- elle stoppe sa croissance radiale par contact avec une fibre voisine et cette rétroaction ne doit pas être trop rapide afin que le contact soit jointif, à la limite de l'anastomose sur une certaine surface. Cette dernière ne doit pas être complète, car un aspect qui joue sur la résistance des structures fibreuses résulte de la capacité des fibres à jouer librement les unes par rapport aux autres.

On dit dans ce cas qu'elle a atteint sa taille adulte.


Morphologie : le toron

Les fibres s'enroulent en hélice les unes autour des autres sur au moins deux couches en quinconce pour former une corde creuse et étanche ménageant une lumière centrale dans laquelle circulent de l'eau, des nutriments minéraux dissouts et de la lumière. L'ensemble forme un toron, unité de structure de l'Arche. Dans l'idéal, tous les torons sont morphologiquement semblables, voire jumeaux (en longueur et diamètre).

L'Arche entière, en tant que structure serait ainsi assimilable à un clône de fibres par reproduction végétative d'un type unique : c'est l'idée initiale. Toutefois on n'a pas de mal à se figurer qu'un tel clône serait désastreusement sensible à un unique ravageur, à une unique infection virale, fongique ou bactérienne. Le risque d'une ruine totale en un temps très court est inacceptable et il faut nativement et systématiquement envisager un diversité génétique des fibres et former des populations distinctes judicieusement réparties, au sein même de chaque toron.

Le diamètre d'un torons est d'environ 5 m, avec une lumière centrale de 2 m de diamètre environ, afin qu'un homme puisse y circuler aisément en plongée, et y faire demi-tour sans effort alors même que les parois laissent pendre un manteaux de filaments radicellaire (voir la suite).


Histologie (description du tissu cellulaire d'une fibre) :

La cellule est de type végétale, allongée dans le sens de la contrainte, avec vacuole, noyau, membrane plasmique et paroi cellulosique.

Méristèmes : la fibre possède deux méristèmes apicaux (zones mitotiques de cellules totipotentes), aux deux extrémités, formant deux pôles de croissance longitudinale assurant également l'organogénèse (formation de radicelles). Le méristème de la coiffe racinaire est rapidement inhibé et ne produit que des excroissances courtes et fines, afin de ne pas encombrer la lumière du toron. Sous l'épiderme, un cambium (méristème cylindrique) assure la croissance radiale.

Épiderme : La partie interne, dans le lumière du toron, ne produit pas de liber (liège ou écorce) et pratique la photosynthèse. La partie externe forme une écorce épaissie que l'on désire totalement étanche aux échanges liquides ou gazeux avec le vide.

Greffe protéique ?

Dans les végétaux terrestres, l'aoutement c'est à dire la transformation du végétal vert en bois se fait par production de lignine.
Un apport génétique possible est d'induire alors dans la matrice ligneuse qui se met en place la formation de soie animale vue les caractéristiques exceptionnelle de légèreté et de résistance, à la traction comme à la torsion, de ce genre de matériau. Toutefois il ne s'agit pas du tout du même type de métabolite. La soie des araignées est une protéines formée de feuillets bêta (c-a-d dont la structure rappelle la tôle ondulée) de glycine (Gly) et d'alanine (Ala) essentiellement, avec un peu de sérine (Ser), de séquence Gly-Ala-Gly-Ala-Gly-Ser-Gly-Ala-Ala-Gly-(Ser-Gly-Ala-Gly-Ala-Gly)_8 avec des résidus alanine qui s’insèrent exactement dans les creux ménagés entre les chaines latérales méthyles (=CH3) du feuillet voisin. Bref, une protéine, tandis que la cellulose est un polymère de glucose (un sucre) et la lignine un polymère de cycle benzéniques portant une fonction alcool (-COOH).

Biochimiquement, il devrait y avoir du sport. :?


La fibre ne développe aucune structure florale. Elle est purement végétative.



Structure :

On définit trois types de torons de par leur position dans la structure :

- les torons centraux qui forment un cylindre autour de la lumière centrale de l'Arche (où se trouve le Moyeu)

- les torons périmétriques (ou plancher), qui édifient la circonférence du cylindre sur laquelle s'étend l'océan.

- les torons radiaux (flancs) qui relient les deux



On se rappelle que l'accélération gravitaire produite par le mouvement de révolution de la structure est :

g = w²R
(en m.s-2)

avec w (\oméga) = 0,044 rad.s-1 la vitesse angulaire et R la distance au centre.


Contraintes :

- Les torons centraux sont situé à R~500 m du centre. Ils supportent donc un poids mg correspondant à une accélération petite, de l'ordre de g/10. Mais ils supportent également le poids des torons radiaux.

- Les torons radiaux tombent en effet du centre de l'Arche. La longueur du cylindre central (Lc = 3,9 km) étant bien inférieur à celle du cylindre périmétrique (L = 10 km) la “retombée” des flancs forme une chaînette de révolution (une alysséïde) dans un gradient de gravité artificiel croissant. Un peu comme un drap mouillé suspendu sur son fil par le haut et donc le bas trainerait au sol.

L'alysséïde à g constant est d'équation z = cosh(r). Celui qui me trouve la formule pour g variant de 0 à g0 gagne un énorme paquet avec ma reconnaissance dedans :)



Ils supportent le poids correspondant à une accélération moyenne, de l'ordre de g/2, sur une hauteur de près de 4500 m (soit une portée équivalente de 2250 m dans le champs de gravité terrestre).

- Les torons périmétriques sont situés à R = 5000 m et ils supportent leur poids ainsi que le poids océanique à gravité maximale 9,81 m.s-2.

Un point important à signaler est que les torons périmétriques doivent être totalement autoportants. Si les flancs devaient participer à supporter le poids du plancher, la traction résultante exercée des deux côtés provoquerait l'ensellement du plancher ce qui serait rédhibitoire. Au contraire, les torons du flancs doivent reposer sur le plancher, comme une corde trainant au sol.

Le périmètre de l'Arche étant de 31 km environs, il est difficile d'envisager des torons supportant leur propre poids, ainsi qu'un océan, sur une telle portée. La portée des torons de flancs représente sans doute un maximum à ne pas dépasser. Encore, ceux-ci ne supportent-ils que leur propre poids.

On imagine donc de diviser le plancher en secteurs portant, au nombre de 60 (un multiple de 12, comme tous les éléments répétés de l'Arche). La portée des torons périmétriques serait ramenée à 520 m ce qui devient plus raisonnable. Chaque secteur se relierait à un peigne étroit formé de cavaliers dans lesquelles passeraient les torons. La capacité d'enroulement et le contact très étroit, à la limite de l'anastomose entre les fibres, sur une grande longueur, assurerait l'épissage.

C'est au niveau des peignes que serait aménagée l'introduction de la lumière (sous forme d'un faisceau de fibre optique), de l'eau et des nutriment, ainsi que les puits de visites.

a+



Message Ache Moderator le 26 Mars 2007 02:45

Gilgamesh a écrit:
Ache a écrit:
Non évidemment ce n'est pas parfait. La nuit dernière j'avais d'abord commencé par interroger sur l'architecture (cf. juste après), puis je suis passé à travers pour des raisons d'urgence de l'instant.

C'est bien comme ça que je l'ai compris, bien sûr :)

Ache a écrit:
Je me suis notamment demandé : comment s'articulent les pétales de la carolle, le cylindre évasé, et la poutre centrale. Comment se tiennent les haubans depuis les pétales jusqu'à la poutre. Par rapport au bord du cylindre, où se trouve les pétales de poussée (ont-elles chacune une arête exactement au-dessus du bord du cylindre? et comment tiennent-elles?). La poutre de poussée haubannée aux pétales est-elle solidaire du cylindre-arche ou est-elle elle-même une poutre qui rentre dans le petit cylindre intérieur (le moyeux?). etc.

Est ce que ça te dis que je t'envois le fichier Illustrator sur lequel j'ai dessiné ça :

http://xs512.xs.to/xs512/07071/Bloc-diagramme.gif

je te dis ça, mais c'est sur mon ordi boulot, donc je ne peux le faire que lundi (c'est très con, ça...). C'est sous une version Illustrator BS2, mais je peux la convertir en une version plus ancienne (.10 par exemple)

Ache a écrit:
- http://img523.imageshack.us/my.php?image=moyeu1wz.png

Est-ce que le mât -représenté par des lignes- est un cône plein ou une autre cage d'écureuil en cône.

C'est une autre cage d'écureil en cône, formée comme la première de 12 tubes, de même épaisseur que ceux de la cage d'écureil (ce qui n'est pas représenté dans le schéma Illustrator), et chacun triplés (au sommet d'un triangle équilatérale), dans l'idée.

Ache a écrit:
- http://xs512.xs.to/xs512/07071/Bloc-diagramme.gif

Ce qu'on voit à gauche est encore le mât-poutre? Est-il plein?
Quelle est la texture externe du cylindre principal ; et celle de la face évasée.

Oui le schéma ne représente pas les corolle et ce qu'on vois à gauche et en transparence à droite c'est le mât-poutre. La texture externe du cylindre principale : très sombre, limite noire, rainurée, avec des passerelles metallique d'inspection régulièrement espacée, et est la même que celle des flancs (face évasée) si ce n'est que les torons des flancs "branchent" afin de couvrir toute la surface :

http://img450.imageshack.us/my.php?imag ... nc20ma.gif

(en éliminant les traits extérieurs aux cercles, qui sont des traits de construction)

Ache a écrit:
- http://img211.imageshack.us/img211/4039 ... 7fe0xz.png
- http://img216.imageshack.us/img216/6004 ... uit7ol.gif

'On tire sur les câbles pour déployer la carolle avant'. Où sont fixés les câbles, leur liaison avec la poutre-le mât, etc.
Y a-t-il vraiment sur chaque pétales quatre rangées horizontales attachant les haubans, lesquels tirent sur le bout de la poutre-mât.

Quatre c'est pour simplifier la représentation. A mon avis c'est plus. Douze par exemple, pour rester dans les "standards" de l'arche.

Tous les cables aboutissent au sommet du mat, une sorte de poulie multi-axe qui recueil toute la poussée et la transmet au tube de la poutre.

C'est très bien d'avoir cerclé la poutre, mais à mon avis ça peut se gérer en un point unique, au niveau de la rotule centrale, à mi-poutre. Ce cerclage est formé de cable (toujours des cables, chaque fois qu'on peut : on travaille en tension afin de maximiser le ratio résistance/masse de structure sur de longues portées), donc graphiquement ça forme un dodécaèdre.

Et dans l'idée, comme pour la poutre : chaque fois qu'on voit un cable c'est en fait un triplet (un travaillant, un susceptible de prendre la relève en cas de rupture, un pouvant être mis en maintenance en toute sécurité). En vu général, c'est secondaire, bien sur.

Ache a écrit:
- http://img117.imageshack.us/img117/7858 ... yeu1lq.gif

Le cylindre principal est en rotation : est-ce que le roulement se fait au niveau de ces anneaux d'amarrage autour du mât.

Non, ça c'était dans la première version. Il est finalement plus simple de gérer cette articulation délicate en un palier central.

Donc : le mât poutre est fixe, il aboutit à un palier central, quasi ponctuel à cette échelle, et c'est à ce palier que toute la partie en rotation est reliée par la cablerie du moyeu, à l'intérieur de la cage d'écurueil, elle-même tournant de concert avec le reste de l'arche

Ache a écrit:
- http://img223.imageshack.us/my.php?imag ... ace4bh.gif
- http://img343.imageshack.us/my.php?imag ... ce27rw.gif
Qu'est-ce que les traits qui joignent les pétales (fig2). Les pétales ont-elles une charnière sur l'anneau intérieur. Quid du disque interne et de son rapport-liaison avec le cylindre principal.

Les traits qui joignent les pétales permettent de maintenir la cohésion de l'ensemble sous la poussée.

Sinon, aucune liaison mécanique autre que par la poutre (en son sommet) entre la corolle et la structure centrale, c'est une exigence absolue.

Ache a écrit:
Je note tes dernières suggestions, mais je ne peux rien promettre, pour des raisons de calendrier.

Faisons au mieux, c'est déjà super d'avoir un nouveau participant au projet.

A ce jour on est 4 :
- Gilgamesh
- Lambda0
- xantox
- Ache

a+



Message Gilgamesh Moderator le 26 Mars 2007 21:53

Merci pour cet ajout Ache. j'en profite pour dire que nous sommes cinq maintenant, en comptant Alain.

a+



Message Gilgamesh Moderator le 23 Avril 2007 16:31

Un petit complément, en réponse à un message de loki :

Schema des forces Corole - Cylindre

Transmission de la poussée du corps statique propulsif (bleu) au corps en rotation de l'Arche (orange).

Image


a+



Message lambda0 le 24 Avril 2007 16:19

Un vaisseau interstellaire du XXXVème siècle constitué de cables, poulies, engrenages, etc. ça donne un petit air baroque assez intéressant.
On croirait "entendre" le crissement des poulies et les gémissements des cables torturés par la traction et subissant éternellement le sourd grondement des réacteurs se propageant dans la structure du vaisseau.
Je verrais bien un décor un peu "gothique" pour la salle des machines 8)

Bon, sur le plan pratique, ça ne m'inspire pas trop quand même, on devrait pouvoir faire plus simple et plus fiable.
A-t-on vraiment besoin de cette structure qui se replie ?




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